Concert hier soir au Zénith. En première partie, Patrice (chanteur +/- reggae pop) vient de mettre le feu, la salle est chaude bouillante. Tout le monde attend le Maître. Il arrive quelques minutes plus tard, beau gosse, tenue de scène jaune cintrée et chapeau sur le côté.
Premier couac, aucun effet de style. Il entre sur scène comme s’il entrait dans sa cuisine. Il commence direct, très technique, certes, mais ne s’emmerde pas à essayer de mettre l’ambiance, il joue pour lui-même. Deuxième morceau, il se plaint que le public ne soit pas dedans. Troisième morceau, le public est tiède. M.Jones tente de l’enflammer en tombant la chemise (c’est un peu tôt, mais ok) et en agitant lascivement les fesses (soit).
Par la suite, il saccage une chanson de Jimi Hendrix, et une autre de Bob Marley en jouant tout sur le même rythme. Puis il enchaîne avec un tube, « Beautiful Emilie », qu’il boucle en deux minutes chrono. Le maître se plaint une seconde fois. Il sort de scène. On se demande si c’est du lard ou du cochon.
Ouf ! Keziah remonte en selle. Nouvelle tenue. Il semble avoir pris sur lui et déterminé à donner plus que recevoir. Un morceau, ok. Puis une version correcte de « Rythm is love ». Ah, ça revient ! On voit le bout du tunnel !
Fin du morceau, « Thank you, bye ». Il sort.
On hésite entre surprise et stupéfaction. Il va pas nous faire ça quand même… Le bassiste et le batteur restent sur scène et tentent de maintenir l’érection. Lueur d’espoir avant la frustration suprême du coït interrompu.
Un technicien rattroupe les guitares. Le gars qui s’occupe de l’éclairage de la salle hésite, puis la sanction tombe : jour.
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